I Beati
Intro

Les dessins du projet «I Beati » représentent des images énigmatiques et parfois drôles ressemblantes au portrait. Des êtres issus de visions rêvées ou hallucinées ouvrant sur l’insondable représentation interne où la forme, distordue et fragmentée, n’a que peu à voir avec ce qu’un miroir normalement nous renvoie.

L’origine de ce projet est à rechercher dans le rêve fondateur du mythe de « le Classique et l’Indien » de Gérard Garouste :

Une nuit, je croise un homme sur une route de campagne. Il s'arrête et m'explique que l’humanité se divise en deux catégories d’individus : les Classiques et les Indiens. Ils sont inséparables, marchent toujours par paires. Un Indien ne se déplace jamais sans son Classique, de même que l’intuition ne peut se passer de la raison. Privé de sa moitié, l’Indien délire. Pourtant si le Classique est seul, à son tour il devient fou. Car il se dit normal pour la seule raison que l’Indien est fou. Sur la route, le Classique lui sert de guide. Je demande à l’homme : « Mais que font-ils sur cette route, où vont-ils ? » Il me répond : « Kafka l’a dit : partir est leur but. » « Et vous-même ? Serait-il indiscret de vous demander qui vous êtes ? » L’homme m’avait déjà tourné le dos : « Je suis un cacique, un chef indien. On est toujours le fou de quelqu’un. Si un égale deux, un plus un font trois. Autant dire quatre. (Gérard Garouste)

Le contraste onirique du Classique et de l’Indien porte sur un personnage et son double : la raison et l’ordre du Classique et la folie et l’incontrôlable de l’Indien. Entre la normalité et la folie, l’abstrait et le figuratif et d’une manière générale entre toute notion et son contraire.

La réalisation de « I Beati » met en scène cette duplicité complémentaire d’antagonistes, ainsi que la tension entre l'informe et le formé, la figure et le figural. C’est à partir d’une apparence du visage que les dessins jouent de l’énigme des altérités de l’être. Là où la langue est insuffisante à dire, couleur, forme et matière expriment la tentative de « I Beati » d’approcher leur être immatériel ainsi que l’aliénation à leur altérité insaisissable.

Le nom de cette série est dû à Dante et à la Divine Comédie : notamment « i Beati » sont les Bienheureux que Dante rencontre au Paradis.

Info

2015/2017

Drawing

Technique mixte sur papier
Encre, solvant

Europe | Stefano Perobelli

Europe (42x29,7cm)

Europe | Stefano Perobelli

Europe

Egon | Stefano Perobelli

Egon (42x29,7cm)

Coppia 1/A | Stefano Perobelli

Coppia 1/A (29,7x21cm)

Coppia 1/A | Stefano Perobelli

Coppia 1/A

Coppia 1/B | Stefano Perobelli

Coppia 1/B (29,7x21cm)

Coppia 1/B | Stefano Perobelli

Coppia 1/B

Pagliaccio 1 | Stefano Perobelli

Pagliaccio 1 (29,7x21cm)

Pagliaccio 1 | Stefano Perobelli

Pagliaccio 1

Pagliaccio 2 | Stefano Perobelli

Pagliaccio 2 (29,7x21cm)

Pagliaccio 2 | Stefano Perobelli

Pagliaccio 2

Pagliaccio 4 | Stefano Perobelli

Pagliaccio 4 (29,7x21cm)

Pagliaccio 4 | Stefano Perobelli

Pagliaccio 4

Pagliaccio 5 | Stefano Perobelli

Pagliaccio 5 (29,7x21cm)

Pagliaccio 5 | Stefano Perobelli

Pagliaccio 5

Pagliaccio 6 | Stefano Perobelli

Pagliaccio 6 (29,7x21cm)

Pagliaccio 6 | Stefano Perobelli

Pagliaccio 6

Pagliaccio 7 | Stefano Perobelli

Pagliaccio 7 (29,7x21cm)

Pagliaccio 7 | Stefano Perobelli

Pagliaccio 7